voir fatales sur la santé de tous, pouvant aller jusqu'au cancer.
Elles sont partout…
La première source de poussière dans nos installations est évidemment le sol, de la carrière ou du manège, généralement constitué de sable (poussières de silice, à l'origine de la silicose bien connue des mineurs). Non moins nocive, la sciure qui lui est souvent additionnée pour améliorer le " moelleux " du sol sous les pieds des chevaux, contient des substances chimiques utilisées pour le traitement du bois après sa coupe, et qui sont particulièrement irritantes notamment pour la peau. Quel cavalier de club n'est pas sorti d'une reprise empoussiérée couvert de démangeaisons et la gorge irritée ? L'été et la sécheresse des sols accentue évidemment ce phénomène, et il n'est pas rare de voir dans les prés asséchés des tourbillons de poussière s'élever au passage d'un cheval …
L'autre source importante de poussière provient des aliments. En effet, l'alimentation que l'homme distribue au cheval est toujours sèche, et fortement génératrice de poussières : que ce soit les farines des céréales qui s'échappent au moment de l'aplatissage, les poussières ou les moisissures présentes dans le foin et la paille, la préparation, le stockage, la distribution de la nourriture sont à mettre sous haute surveillance si l'on veut éviter les problèmes respiratoires.
Viennent ensuite des sources plus réduites mais néanmoins à prendre en compte dans votre activité : les poussières du pansage en hiver, celles qui s'élèvent du sol pendant le balayage des travées, les acariens présents dans les fourrages, les pollens des prairies alentour… sont autant de source d'envol de particules. Il en est une très à la mode mais malheureusement mal connue, que chacun d'entre nous a utilisé un jour ou l'autre : les sprays dépoussiérants pour le pansage : s'il capture efficacement les particules prises dans la robe de votre cheval, il émet en même temps de microscopiques goulettes de silicone, substance reconnue pour son pouvoir cancérigène…
Alors, que faire ?...
Comme il est difficile d'éliminer toutes les sources de poussières dans une écurie, le mieux est de veiller à limiter leur envol. Pour les sols des terrains de travail, les fabricants actuels pourront vous proposer des sols " dépoussiérés ", constitués de matériaux divers (laine, cuir…) sélectionnés pour leur qualité dynamique et leur stabilité au piétinement. Si votre budget ne vous autorise pas cet investissement (lourd !), veiller à arroser votre carrière et votre manège régulièrement, et non pas uniquement 15 minutes avant les leçons, car ils doivent être accessible et praticable par vos propriétaires en dehors des seuls horaires de cours. C'est particulièrement important pour le manège, qui étant un volume fermé (dans la plupart des cas), ne permet pas à la poussière soulevée par les pas des chevaux de s'éloigner avec le vent… ne lésinez pas non plus sur les abords, les alentours des abris dans les prés, les chemins d'accès…
Concernant la nourriture, pour les adeptes de l'alimentation traditionnelle (céréales), le mieux est d'isoler l'aplatisseur des écuries de façon à ne pas faire respirer de farine aux chevaux, qu'ils soient présents au moment de l'aplatissage ou qu'ils soufflent sur celle qui s'est déposée en leur absence… Si vous n'avez pas la possibilité de sélectionner la qualité et le taux de poussière de vos fourrages, ne les stockez pas au dessus des boxes si vous avez un plancher en bois (attention de toute façon à la réglementation en vigueur si vous recevz des clients…), et ne le distribuez pas en le faisant tomber par une trappe si les chevaux sont dans leurs boxes. Au moment de la distribution, humidifier les céréales (un arrosage rapide à la pomme d'arrosoir peut suffir). Faites tremper votre foin (il faut qu'il trempe 1/2 journée (sauf en période de canicule pour éviter la fermentation) pour que les poussières les plus fines, et donc les plus nocives, soient éliminées et tombent au fond de l'eau). Le cas échéant, si vous avez des allergies révélées ou soupçonnées dans votre écurie, distribuez plutôt du foin en boulettes compactées que proposent de plus en plus de fabricants d'aliments pour chevaux, et qui sont de plus spécialement étudiées pour éviter les obstructions du tube digestif. Lorsque vous faites les boxes, si vous en avez la possibilité, sortez les chevaux à l'air libre et aérer vos locaux pendant que vous paillez. Ensuite, au moment si plaisant du balayage, arroser grossièrement le sol avec de l'eau (ajoutez-y un peu de désinfectant, vous aseptiserez vos locaux par la même occasion), vous empêcherez les particules de se remettre en suspension au passage du balai. Enfin, n'hésitez pas à investir dans un aspirateur pour le pansage. En plus de vous épargner les yeux et le nez, cela vous évitera de voir tout votre travail réduit à néant par les poussières rabattues d'un coup de vent malicieux sur votre cheval tout brillant …
Elles sont partout…
La première source de poussière dans nos installations est évidemment le sol, de la carrière ou du manège, généralement constitué de sable (poussières de silice, à l'origine de la silicose bien connue des mineurs). Non moins nocive, la sciure qui lui est souvent additionnée pour améliorer le " moelleux " du sol sous les pieds des chevaux, contient des substances chimiques utilisées pour le traitement du bois après sa coupe, et qui sont particulièrement irritantes notamment pour la peau. Quel cavalier de club n'est pas sorti d'une reprise empoussiérée couvert de démangeaisons et la gorge irritée ? L'été et la sécheresse des sols accentue évidemment ce phénomène, et il n'est pas rare de voir dans les prés asséchés des tourbillons de poussière s'élever au passage d'un cheval …
L'autre source importante de poussière provient des aliments. En effet, l'alimentation que l'homme distribue au cheval est toujours sèche, et fortement génératrice de poussières : que ce soit les farines des céréales qui s'échappent au moment de l'aplatissage, les poussières ou les moisissures présentes dans le foin et la paille, la préparation, le stockage, la distribution de la nourriture sont à mettre sous haute surveillance si l'on veut éviter les problèmes respiratoires.
Viennent ensuite des sources plus réduites mais néanmoins à prendre en compte dans votre activité : les poussières du pansage en hiver, celles qui s'élèvent du sol pendant le balayage des travées, les acariens présents dans les fourrages, les pollens des prairies alentour… sont autant de source d'envol de particules. Il en est une très à la mode mais malheureusement mal connue, que chacun d'entre nous a utilisé un jour ou l'autre : les sprays dépoussiérants pour le pansage : s'il capture efficacement les particules prises dans la robe de votre cheval, il émet en même temps de microscopiques goulettes de silicone, substance reconnue pour son pouvoir cancérigène…
Alors, que faire ?...
Comme il est difficile d'éliminer toutes les sources de poussières dans une écurie, le mieux est de veiller à limiter leur envol. Pour les sols des terrains de travail, les fabricants actuels pourront vous proposer des sols " dépoussiérés ", constitués de matériaux divers (laine, cuir…) sélectionnés pour leur qualité dynamique et leur stabilité au piétinement. Si votre budget ne vous autorise pas cet investissement (lourd !), veiller à arroser votre carrière et votre manège régulièrement, et non pas uniquement 15 minutes avant les leçons, car ils doivent être accessible et praticable par vos propriétaires en dehors des seuls horaires de cours. C'est particulièrement important pour le manège, qui étant un volume fermé (dans la plupart des cas), ne permet pas à la poussière soulevée par les pas des chevaux de s'éloigner avec le vent… ne lésinez pas non plus sur les abords, les alentours des abris dans les prés, les chemins d'accès…
Concernant la nourriture, pour les adeptes de l'alimentation traditionnelle (céréales), le mieux est d'isoler l'aplatisseur des écuries de façon à ne pas faire respirer de farine aux chevaux, qu'ils soient présents au moment de l'aplatissage ou qu'ils soufflent sur celle qui s'est déposée en leur absence… Si vous n'avez pas la possibilité de sélectionner la qualité et le taux de poussière de vos fourrages, ne les stockez pas au dessus des boxes si vous avez un plancher en bois (attention de toute façon à la réglementation en vigueur si vous recevz des clients…), et ne le distribuez pas en le faisant tomber par une trappe si les chevaux sont dans leurs boxes. Au moment de la distribution, humidifier les céréales (un arrosage rapide à la pomme d'arrosoir peut suffir). Faites tremper votre foin (il faut qu'il trempe 1/2 journée (sauf en période de canicule pour éviter la fermentation) pour que les poussières les plus fines, et donc les plus nocives, soient éliminées et tombent au fond de l'eau). Le cas échéant, si vous avez des allergies révélées ou soupçonnées dans votre écurie, distribuez plutôt du foin en boulettes compactées que proposent de plus en plus de fabricants d'aliments pour chevaux, et qui sont de plus spécialement étudiées pour éviter les obstructions du tube digestif. Lorsque vous faites les boxes, si vous en avez la possibilité, sortez les chevaux à l'air libre et aérer vos locaux pendant que vous paillez. Ensuite, au moment si plaisant du balayage, arroser grossièrement le sol avec de l'eau (ajoutez-y un peu de désinfectant, vous aseptiserez vos locaux par la même occasion), vous empêcherez les particules de se remettre en suspension au passage du balai. Enfin, n'hésitez pas à investir dans un aspirateur pour le pansage. En plus de vous épargner les yeux et le nez, cela vous évitera de voir tout votre travail réduit à néant par les poussières rabattues d'un coup de vent malicieux sur votre cheval tout brillant …




